
« L’enfant vaut mieux que l’argent »
« Si tu sors, je sors »
« Mon mari est capable »
« Femme milliardaire »
« L‘oeil de ma rivale »
Ces noms de code de tissus qu’on retrouve sur les pagnes des femmes, mères, filles, soeurs et épouses africaines ne m’ont pas été enseignés sous le haut patronage de Christine Albanel, notre ministre de la Culture. Cette femme inspire plutôt la souplesse culturelle d’une ampoule electrique. Et quand on la voit s’exprimer le soir de la fête de la musique on a plutôt l’impression d’entendre un petit garçon qui se rend pour la première fois au Salon du Bourget :
« Alors d’abord j’ai vu un orchestre de musique de chambre, et puis après j’ai vu un groupe brésilien avec des tambours, et après j’ai vu un groupe electro, oh là là, ça c’était drôlement chouette ! ».
Pendant ce temps-là, Elle et ses supérieurs finissaient d’élaborer le début du naufrage de la télévision publique qui y interdira la publicité (et qui va grassement enrichir les chaines privées culturellement déjà fatiguées, TF1, M6 etc...).
J’ai beaucoup aimé une phrase lue dans Libé du 27 juin, L’UPSA (Union Syndicale de la Production Audiovisuelle) par la voix d’une certaine Sophie Goupil a dit « C’est une déclaration de guerre à la culture et à l’intelligence »...
Un jour, Bouna Medoune Seye, un artiste peintre, photographe, cinéaste sénégalais après qui j’exposais dans un restau bien en vue de certaines instances, m’a dit « Pascal, il ne faut pas laisser les médiocres avoir tout l’argent. »
Les médiocres en france n’ont pas encore tout l’argent, mais ils ont le pouvoir.
Oui je sais, L’INSEE vous dirait que l’indice d’opinion de mon ménage est au plus bas depuis sa création en 1987. Mon ménage, c’est moi tout seul.




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