La tendance est inéxorablement tournée vers des villes plus vertes et on ne s'en plaint pas, et le vélo est un symbole actif et efficace de la propreté urbaine et d'un corps plus sain. Le 15 juillet, notre ville a vu fleurir le long de ses trottoirs (précieux emplacements de stationnement) des bornes abritant des milliers de drôles de vélos (Vélib') ces véhicules propres et silencieux au carrénage moderne, avec un petit panier devant et des phares toujours allumés qui permettent de se promener le long de....
STOP, STOP! Non, avec le Vélib tu ne te promènes pas, c'est un moyen de transport que l'on met à ta disposition pour que tu te rendes d'un point à un autre le plus vite possible en faisant le moins de fumée possible, il faut donc changer les mentalités des parisiennes et des parisiens. Combien de fois n'avons-nous pas vu des dames aller de magasins en magasins au volant d'un 4x4 immatriculé 75, de messieurs énervés se rendant à bord de leur dernier bijou de sport d'une porte à une autre au bureau d'où ils ne bougerons pas de la journée, etc...Mais attention, pour se mettre en mode Vélib', il faut répondre à plusieurs critères : avoir une carte de crédit ou une carte navigo, réaliser que Paris n'est pas plat car ne se met pas en danseuse qui veut avec un vélo de 22kg (malgré ses trois vitesses), connaître l'emplacement des bornes de son itinéraire en espérant qu'il y aura de la place pour se garer, car le compteur tourne...
Eh oui, tout ça n'est pas gratuit, sauf si on rallie une borne avant 30mn, moins cher si on prend l'abonnement annuel, Vélib' peut-être vraiment couteux si on pense qu'on peut juste se laisser aller une fois de temps en temps, l'exemple vécu (merci Modeste pour le sacrifice) : 2 heures et demies = 12 euros.
Des emplois ont été créés également , ce sont les répartiteurs de Vélib', ces camions avec remorques, qui quadrillent la ville en permanence pour remettre des vélos là où on en a besoin. ils ne semblent pas rouler au bioéthanol ou à l'électricité mais à vérifier.
Voilà, tout ça part d'un très bon sentiment, mais le français en général et le parisien en particulier, semble un peu moux du changement. Lorsque la rentrée sera là et le soleil parti, nous verrons ce qui reste de l'engouement pour la pédale. J'espère que tout ça continuera. Cela dit, on annonce de fortes grèves pour la rentrée, ce qui, avec le soleil est un autre facteur de motivation pour rouler propre dans la capitale (ex : en 1995, 632 km en 3 semaines ,Pantin Miromesnil Pantin les jours ouvrés), vive le vélo!
Une exception cependant : le Tour de France, qui regroupe surtout des surhommes, avec des survitamines sur des survélos. Ne faites pas ce qu'ils font : ils vont vite, ils ne s'arrêtent pas ni aux feux ni aux stops, et même s'ils ne roulent pas sur les trottoirs, n'empêche qu'ils sont en plein milieux de la route. Quant à leur régime alimentaire, il semblerait qu'ils aient de loin dépassé les féculents, sucres lents et autres barres vitaminées. Donc nous ne boxons pas dans la même catégorie.
Le fait divers de l'été : un restau thai à Belleville, au moment de payer le jeune serveur reçoit un coup de fil , son grand père vient d'être embarqué par la police. Il faut dire que le vieil homme irresponsable était en train de se promener sans papier dans un square, il venait e se faire opérer et portait une dyalise, le jeune homme nous dit sans une pointe d'accent, ils arrêtent mon grand père il parle parfaitement français, et dire qu'il s'est battu pour la France...
Mieux vaut se piquer en cachette dans la compétition du Tour de France, que de marcher avec sa dyalise au grand jour même si tu t'es battu pour la France.
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