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Mardi 2 décembre 2008

Pendant que certains pensent déjà à préparer les fêtes de Noël, il faut bien souffler un peu dans cette période troublée, il semblerait que la tourmente frappe aussi sous le soleil amérindien.
On en a parlé un peu, puis plus trop, j’espère qu’on n’en reparlera pas sur un ton tragique mais ce qui ce passe en Guyane, pourrait être le prémices d’une réaction en chaîne. La vie dans les DOM est par définition plus chère qu’en métropole et en Guyane, cette différence atteint 40% pour certains produits. Récemment, la population a manifesté son mécontentement, à la suite de la visite d’une délégation d’élus guyanais auprès du secrétaire d’état chargé des DOM TOM (a.k.a. Yves Jégo) pour débattre d’un sujet brûlant : la hausse du carburant.
Il faut savoir qu’en moins d’un an le prix du baril de brut est passé de 150$ à 46$ (aujourd’hui) mais le prix de l’essence n’est pas divisé par 3 pour autant…
Cette délégation n’a été reçu du par un conseiller du secrétaire d’état, visite peu fructueuse. Le peuple se mobilise en créant officiellement le collectif « l’association des consommateurs en colère », des barrages s’organisent (à ce moment là le prix du litre est à 1,77€ -30cts plus cher qu’en Martinique, 25 cts plus cher qu’en Guadeloupe) grèves, ralentissements en tous genres.
Le gouvernement (qui a de tous temps considéré la Guyane comme « l’enfant terrible »), tarde à réagir. Quand il le fait, c’est par le biais de la Préfecture en annonçant qu’une baisse est inenvisageable (une hausse à 2€ est même prévue pour janvier)… Deux jours plus tard le pays est toujours immobilisé, la préfecture annonce une baisse de…10 à 12 centimes (soudain envisageable !). La grogne se poursuit, Yves Jégo se pointe et les élus de le retrouver, résultat : il propose 30cts de baisse à la pompe 5 millions d’euros pour la région, puis deux jours plus tard, 10 millions et demandent à la région de mettre le complément pour les 20cts de différence. Proposition jugée insatisfaisante, les gens veulent 50cts de baisse à la pompe.
La situation reste en suspend et après plus d’une semaine de blocage, les huit parties politiques de Guyane (même UMP Guyane) en appellent à notre « vénéré » président, il va bien en sortir quelque chose… Mais d’où sort donc tout cet argent qu’on brandit soudain pour calmer les esprits ? Cette somme de 10 millions d’euros n’était-elle pas déjà prévue sur le budget Guyane ? Total le tentaculaire marchand de pétrole français n’est-il pas derrière toutes ces tractations ? Pourquoi la Guyane n’irait-elle pas s’approvisionner au Venezuela qui accorde 50% de réduction à tous les pays de la région (Haïti, Sainte-Lucie) ? Car il semblerait bien qu’il s’agisse d’un problème d’approvisionnement.
Mais peut-être notre président n’avait-il besoin d’Hugo Chavez que vous redoré son blason concernant la libération d’Ingrid B. avant les élections municipales…
Le contexte global ne laisse rien présager de bon , ni économiquement, ni socialement, on se souvient encore en 1996 des manifestations étudiantes qui avaient vu débarquer les chars de la République, la pilule n’est pas passée, et elle pourrait même être régurgitée… et avec elle toutes les pilules de Guadeloupe et de Martinique. Voyons comment les donneurs de leçons vers l’extérieur, s’occupent de leur intérieur.
« je serai le président de tous les français… » blah, blah blah…

Par Pascal Sacleux
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Mardi 25 novembre 2008

Mais, mais, mais... Je pense que si j’étais notre président, ce soir je prendrais un rail de coke que j’aurais avec soin disposé sur les fesses de mon épouse...
Pourquoi ? Mais pour fêter ça bien sûr. Il doit jubiler, il n’a plus en face de lui que des groupes rebelles non armés. L’explosion (ou implosion) la cission, les divisions du parti socialiste représentent la chute du dernier obstacle qui ait un nom. Et dire qu’on regardait d’un oeil navré la bataille fratricide des candidats démocrates américains à l’investiture où Hillary Clinton a usé de toutes les horreurs à l’encontre de Barack Obama !

Il n’y a plus personne. Mais qui va contester avec poids (hors élections) désormais ? Les syndicats ? Sarkozy a dit lui même qu’aujourd’hui en France « lorsqu’il y a une grève, personne ne la remarque ». Et à ce propos, nous assistons, impuissants à la désintégration de la télévision publique par une réforme accélérée brandie avec fierté par notre frétillante momie de la culture Christine Albanel. Cette subtile dictature de velours qui s’inspire des gros sabots de l’administration Bush et d’un soupçon de l’indélicatesse de Poutine est en train de nous façonner une socièté dont j’espère on pourra rire dans quelques années, mais pour l’instant, je ne vois rien d’allèchant dans ce qui nous attend. Le gars (Sarkozy) s’installe, et avec lui ses amis. Bientôt, il ne sera même plus toléré de le dire par voix de blog. Y a-t-il parmi vous des optimistes qui aimeraient m’éclairer ?
Par Pascal Sacleux
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Mercredi 5 novembre 2008

 

On ne dit pas « Nicolas Sarkozy est un bâtard », mais on dit « Barack Obama est un métis »...

Quelle forte joie de vivre cette période étrange ! C’est un poids sur la poitrine, comme un bouchon de trop plein de pression subie, qui saute et libère une forte expiration, un souffle, un soulagement indicible. Et je ne sais pas pourquoi. Enfin si, je sais pourquoi, c’est le signe que les choses peuvent changer et changer en mieux. Bien sûr on n’en sait rien encore dans le fond, mais l’Amérique pourrait-elle connaître pire gouvernance que celle de Georges W. Bush ? (à part sans doute celle de Johnson et la bombe atomique...).

Lorsque W. Bush a été élu puis réélu, j’étais désolé pour les américains (et leur système électoral préhistorique). Quand Sarkozy a été élu, j’étais déprimé d’être français. Mais avec l’élection de Barack Obama, je rêverais d’être le citoyen américain qui a voté pour lui. Ne serait-ce qu’un jour.


De notre côté, le journal Le Parisien d’aujourd’hui nous rappelle que nous n’avons pas cette chance, en parlant des meeting secrets de notre président, qui lorsqu’en visite dans les villes de France ne manque pas, en interdisant (pour une fois) aux journalistes d’être présents, de faire à midi, le VRP pour le compte de l’UMP. Est-ce vraiment légal ? N’avait-il pas dit qu’il se voulait le président de tous les français ? Il s’en fout, il est président.

Et ce matin Jean-François Coppé second couteau de l'UMP, qui ne rate aucune occasion de récupération, lors d’une interview sur France Info, de faire un parallèle entre le métissage d’Obama et le petit français au « sang mêlé » qu’est notre président, transposant ainsi la formidable page d’histoire que vit l’Amérique aujourd’hui, avec la triste notre de 2007.

Par Pascal Sacleux
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Lundi 27 octobre 2008


Ce titre signifie seulement que quitte à vivre, autant en profiter et donc ne pas se laisser autant que possible envahir de trop de bêtises.

Pas facile, me direz-vous, mais rien n’est facile à en juger par les éléments globaux qui nous entourent.

On reste toujours perplexe face à LA CRISE qui a prit un aspect visuellement monstrueux ces temps derniers, avec ses tentaculaires et immatérielles formes et conséquences pour bien réelle sur notre vie quotidienne présente et à venir.

Perplexe aussi quand on entend parler de sommes faramineuses débloquées en une nuit de conversations présidentielles, quand on pense à celles malgré tout moindres qu’il faudrait pour rétablir une harmonie visible (voire la survie) au sein de l’espèce humaine, et ce dans chacun des pays touché.

Perplexe quand notre gouvernement expulse sans ménagement des « étrangers » qui travaillaient (autrement dit des contribuables) alors qu’il décide d’héberger un farc fraichement rangé des voitures, le même qui renvoie un préfet parce qu’on a marché sur la pelouse en Corse du jardin d’un comédien de ses amis.

Il y a quand même une chose intensément réjouissante, qui est l’idée qu’Obama pourrait devenir président des Etats-Unis d’Amérique. Je ne sais pas, je trouve ça extrêmement exaltant et porteur de tout un tas d’espoirs globaux.

Alors, il n’est pas encore élu, si on considére l’esprit de l’électorat américain, et les coups de théâtre éléctoraux du passé : le bon sens permettrait d’élire Barack Obama quand la connerie a permis d’élire deux fois George W  Bush ? C’est dingue.

Et même une fois élu beaucoup de gens ont peur d’une chose concrète : l’assassinat. L’Amérique, ce grand pays de libertés a quand même un palmarès sérieux en matière d’assassinat de président : 4 depuis le début de la constitution plus un durant sa campagne (Bob Kennedy) et une tentative contre Reagan.

Mais le cruel imbécile qui mettrait sur pied un tel acte contre un président tel que serait Barack Obama, s’exposerait à autre chose que l’éviction d’un président gènant. Oui, je pense que cet acte déclencherait La Révolution aux Etats-Unis, la révolution qui couve depuis de nombreuses années. Pas des émeutes comme en 1967 après l’assassinat de Martin Luther King Jr, ou comme après l’arrestation filmée de Rodney King en 1981, non quelque chose de bien plus gigantesque, Un « Catrina » de l’intérieur... C’est ce que je crois, mais qui suis-je.

Qu’est-ce que ça donne la dernière échographie de Rachida ?

Par Pascal Sacleux
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Mercredi 10 septembre 2008

Alors que notre président marketing n'a plus que l'aura d'une lampe de poche, le candidat democrate Barack Obama, rayonne lui de manière solaire. Il est certain que si l'adversaire de Sarkozy en 2006 avait eu la moitié du carisme d'Obama, le président français aujoud'hui ne serait pas celui qu'on a. sick!
J'étais en Floride lorsqu'a eu lieu le discours d'investiture démocrate à Denver. Mes amis délégués du parti d'Obama m'ont invité à la convention organisée à cette occasion au Crowne Plaza Hotel d'Orlando, j'en ai profité pour faire un petit reportage sur l'émotion suscitée ce soir là.







































































































































































Par Pascal Sacleux
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